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Je voudrais vous souhaiter à tous un merveilleux mois de février 2014 !
Et bien oui, on l’oublie trop souvent ce pauvre petit mois coincé entre janvier chargé de tout ses louanges et mars tout auréolé de ce futur printemps que tout le monde attend comme une renaissance. Alors vive février et fuck off les souhaits trop formatés.
Et pour cette nouvelle année soyons fous et rêvons que :

  • 0n pourra tout se dire et tout entendre
  • les politiques auront une obligation de résultats ou seront virés
  • les DJ seront classés dans la catégorie : animateurs et non musiciens
  • on n’utilisera plus l’expression : « la reine du R’N.B français », bien que cela me fasse hurler de rire
  • les gens que j’aime seront heureux et ceux que je déteste aussi
  • 0n déconnectera tous les hp des portables afin de ne plus jamais devoir supporter le son épouvantable d’un iPhone vomissant dans la rue le dernier titre débile extrait de la top list d’une radio trop connue….
  • on ne reverra plus jamais l’insupportable Daniela Lumbroso sur nos écrans TV, sa voix étant aussi agréable que le crissement d’une craie sur un tableau noir
  • 0n étudiera les dialogues de Michel Audiard en littérature
  • les DVD n’auront plus 2 pochettes ce qui est l’emballage le plus débile que je connaisse, certainement créé par un publicitaire cocaïnomane !
  • la femme que j’aime ne vieillira jamais
  • quand, á la réception d’une administration, la personne vous accueillera sans un regard, le nez sur son ordinateur, il nous sera autorisé de saisir l’écran, de le jeter violemment à terre en disant : « Houga! Houga! Bostou Loufouga ! » Ça ne veut rien dire mais ça défoule
  • je serai plus tolérant
  • on donnera le prix Nobel de l’amitié à Michel Geiss
  • et …. Dieu s’inscrira sur Facebook
  • et puis ….. je me calmerai peut être…

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ACTE III

Les répétitions se passent dans une ambiance studieuse (quoique!…)  entrecoupée de blagues de collégiens dont voici un petit florilège.
1-LE TELEPHONE
N’ayant pas de téléphone dans notre salle, Gonzo, trouvant une ligne non reliée, se fit un plaisir d’y adjoindre un combiné téléphonique. Ce qui nous permit d’appeler en toute impunité et en perturbant pendant une dizaine de jours tout un étage d’une grande société de LA DEFENSE…
2- LA TOUCHE SCOTCHEE
Le jeu consiste à scotcher discrètement sur le devant plusieurs touches vers le milieu du clavier. Ce qui permet à l’instrumentiste (pas prévenu) d’obtenir de splendides « COUAC » !
A faire de préférence le jour ou le Boss est présent accompagné d’un équipe du journal télévisé….
3- LE FAUX CLICK
J’avais trouvé ce GAG durant le concert de HOUSTON … Quand nous jouons, nous recevons une horloge (un « click ») pour nous synchroniser. Le jeu (qui m’amuse prodigieusement) consiste à imiter le son du click (sur mon JUPITER 8) et ainsi, faire démarrer les petits copains n’importe ou et à n’importe quelle vitesse. (Très apprécié lors de la GÉNÉRALE……)
Et je passerai :
- Les prises MIDI croisées
- Les changements de noms des patches (Harpe laser pouvant tout a fait devenir KERMIT……)
- Pétards ficelles sur pied de grosses caisse…..

Le 6 juillet, alors que nous terminions un « filage » (enchaînement sans arrêt de tout le concert), la porte s’ouvre sur le Patron:
« PAUSE ! Venez voir la scène!… » dit il avec le sourire d’un enfant allant découvrir ses cadeaux de Noël.
Odeurs de gasoil dans les parkings sous terrains, bruits de klaxons se répercutant dans les fondations, chaleur du parvis de La DEFENSE et…….. LE CHOC!
Elle est la ! Majestueuse comme celle d’Egypte, simple comme l’évidence et vaguement inquiétante tout de même : LA PYRAMIDE.
Car nous sommes enfermés dans une magnifique structure qui évoque le pouvoir des Pharaons mais également la franc maçonnerie…. JMJ, qui ne laisse rien au hasard, a sûrement une excellente raison….. et je l’ai toujours suspecté de faire partie de l’un ou l’autre de cette « confrérie »…..
Du calme, Francis, me disais je (car je me permets parfois une certaine familiarité)….
Nous empruntons une passerelle métallique et prenons possession de la scène  La vue est unique et impressionnante : devant nous L’Avenue de La Grande Armée se déploie jusqu’à l’Arc de Triomphe comme sur les livres de géographie de mon enfance. J’ai l’impression de survoler Paris… Enfin, vous le comprenez je suis assez ému !
Le Boss, lui, est enchanté, se contorsionne pour nous prendre en photo sous tous les angles, n’hésitant pas à se coucher par terre !
Un monde à l’envers !
Je m’approche du bord de la scène où est installé un filet car la route passe juste en dessous; un monte charge achemine les énormes projecteurs « SKY TRACKERS » qui seront fixés à la pyramide.
Je repense à ce 14 juillet où je rampais discrètement entre mes KORG 3300 /2000/ MS 20 et autres que j’avais amenés pour seconder JMJ au concert place de La Concorde. Attentif à ne pas le déranger dans son monde et ne pas apparaître sur les photos…
Je le suis du coin de l’oeil; c’est vrai qu’il n’a pas changé; il vit tout cela avec une telle passion qu’il en oublie de vieillir!
Comme dit ma boulangère : « la seule chose que ne fasse pas très bien M’SIEUR JARRE c’est son âge!…. »
Michel Geiss (le parrain de….. ok vous suivez….) lui aussi s’enthousiasme et me montre les structures qui vont accueillir nos racks de synthés.
J’échange quelques impressions avec Sylvain en termes banals : superbe, très chouette, c’est haut, ça tient bien ? tu crois que les gens viendront, tu prendrais pas une petite bière ?…..

——-RIDEAU——-

ACTE IV

Mardi 10 juillet, la scène métallisée agit comme un four solaire. Il est midi et le soleil intrigué par cette étrange structure où s’agitent toutes ces fourmis refuse de laisser sa place aux nuages.
Je descends les 3 échelles qui mènent au sous sol et, de là, au « catering ». Sous notre scène, toute une communauté a élu domicile. On y croise les responsables lumières, des guides alpins (et oui) venus installer les gigantesques toiles sur les immeubles, d’étranges baroudeurs portant à la ceinture clefs, pinces et autres outils, des petits énervés, des grands très calmes; ou parfois le contraire. Les badges sont de rigueur. Chacun affiche sa couleur et pour la scène et les coulisses nous héritons de la couleur……. VERTE !!!!! Heureusement peu superstitieux, je m’empresse d’agrafer ce PASS en me piquant le doigt et me griffant le torse toute en glissant sur un plastique, renversant une table qui s’écroule dans un bruit digne des meilleurs cartoons !
« Francis tu viens d’entrer dans l’aventure !  » me dis je (car il m’arrive de me tutoyer en certaines circonstances).

Les répétitions vont se dérouler chaque jour et chaque nuit jusqu’au jour J (précédant le jour K… mais cela ne veut rien dire).
Tout autour le public est de plus en plus nombreux. L’équipe de sécurité (remarquable par son calme et son efficacité) commence à nous entourer de barrières  Je prends toujours quelques minutes pour venir discuter avec les fans qui restent des heures immobiles à guetter les apparitions de JMJ. Mon copain Ludovic Gombert est présent et réalise un reportage photo en compagnie de Philippe Martin.
Les steel drums ont une puissance acoustique incroyable et les musiciens sont d’une précision redoutable.
De gigantesques personnages surgis de nulle part dansent derrière moi !
Le vent qui s’engouffre sur le parvis gonfle les ailes d’une créature papillon qui manque de s’envoler de la scène.
Je ne sais plus si je rêve ou si je suis présent au milieu de ce monde autant irréel qu’éphémère……
Je suis à quelques heures du concert et me laisse emporter dans cette aventure hors du temps….

FIN DU JOURNAL

Voila ce petit journal s’arrête ici !
Il m’a replongé dans ces années folles ou tout semblait possible !…
J’ai vécu tant d’autres incroyables aventures musicales avec mon Partenaire qu’une bibliothèque ne pourrait contenir tous les tomes!…. Peut être un jour me déciderai je à vous les raconter…..
Ce soir je me rends compte que j’ai eu un parcours de musicien hors du commun, cela dit sans vanité !
J’ai pu jouer devant des millions de personnes, parcourir la terre, fouler le sol de scènes mythiques (Wembley, Bercy, The Royal Albert Hall etc….), jouer dans des lieux chargés d’histoire comme la Cité interdite, aux pieds des Pyramides du Caire, sous la Tour Eiffel,…) et tout cela parce que j’ai choisi un jour de mettre mes pas dans les pas de cet étonnant personnage Lyonnais que vous connaissez… Jean Michel Jarre.
Oui j’ai eu beaucoup de chance…. et… l’aventure est à suivre!……

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Je profite de cet hiver sombre et interminable pour faire un peu de rangement dans toutes ces malles que j’entasse dans mon studio. Et ce matin, j’ai retrouvé un vieux cahier sur lequel je notais mes réflexions personnelles durant les concerts de mon Partenaire…
Alors, rien que pour vous, voici un petit extrait de ces vieilles pages pleines de réflexions parfois stupides, parfois… non… d’un jeune musicien au merveilleux pays de Jamie à La Défense.
Si vous désirez en savoir un peu plus, je vous donne rendez vous durant toute cette année pour mes master class où d’autres surprises vous attendent…

ACTE I
… Avez vous remarqué que les gens disent : j’écoute du Jarre comme ils diraient j’écoute du Mozart ou du Brassens.
Curieux non ? En tout cas voila une grande preuve de popularité. Et puisque nous parlons du peuple, et bien il était là , ce 14 juillet 90 à 22h30 pour écouter le Patron.
Pour moi tout a commencé…. ( musique des « ENVAHISSEURS/Série TV) par des nuits sans sommeil et des partitions que jamais je ne trouvais !
Cela a commencé par la phrase de Jean-Michel :
« Pourquoi ne convertirais tu pas tous les titres du prochain concert en MIDI ? Ainsi nous pourrions disposer des partitions sur imprimante! »
MIDI WORKS WITH OXYGENE TRACKS [Miniature WP]Suite à cette idée (parmi tant d’autres…) de mon Partenaire je voyais arriver dans mon studio de Seine et Marne le 24 pistes MCI de JMJ avec les bandes originales sans savoir que… le cauchemar venait de commencer ! (Fin du générique des ENVAHISSEURS)
Depuis le mois de janvier, je disposais donc des bandes 24 pistes originales des différents albums jusqu’à REVOLUTIONS.
Il ne me restait qu’à les écouter une à une, puis les reproduire sur mon séquenceur (un MC500 MK2 ROLAND), à partir de mon clavier maître (un bon vieux piano HP 5500 Roland)
Et oui, ça c’est la théorie !
En pratique la complexité de certaines séquences, issues de cette incroyable machine enfantée par mon Ami (et parrain de ma fille Aurore, dois je vous le rappeler?….) MICHEL GEISS, la complexité de ces séquences, disais je, m’a permis de tester différentes aspirines avant de me rabattre sur un Bourbon glacé qui n’a pas plus d’effets mais est plus tonique !
JMJ s’est amusé, par exemple, à faire tourner plusieurs séquences différentes sur 15 doubles croches durant un titre en mesure binaire à 4 temps ( bon ok certains sont perdus….) et tout cela au travers d’un écho généré par 2 Revox….
Bon, me disais je (car dans l’intimité je me parle franchement) il est temps de ressortir les vieux analogiques …..
Ayant réussi, grossièrement une approche des séquences que nous califierons (IZNOGOOD et moi) de Jarriennes, je me rendais chez le Boss.
OUAH fait « TANGO » un des superbes bergers allemands de la maison,
PLONK fait la lourde porte du studio en se refermant
SALUT me font Jean Michel et Michel (Michel Geiss, parrain de ma fille…. suivez un peu quoi !!!!)
JMJ : « Pour le prochain concert du 14 juillet nous allons ré-orchestrer les titres en changeant certaines constructions et même… certaines sonorités »

FRANCIS [Miniature WP]Aie, aie tout le problème était énoncé ! Toucher au canevas très précis que représentent les orchestrations de JMJ sans en affecter l’équilibre revient à prendre une toile de maître et essayer de refaire la même chose avec une boite de crayons feutres.
Pour réaliser ce travail nous avons fait appel à toute l’électronique du Studio Mega en la personne du Sieur Rousseau (qui est loin de l’être, sot!…. ni roux d’ailleurs !)
Du MC 500MK2 nous sommes passés au logiciel PERFORMER sur MAC, sans aucun problème de transfert MIDI.
Jean-Michel tenait beaucoup à modifier la rythmique des anciens titres et pour cela nous fîmes appel à un duo « BABA de DEDE » (traduisez : BAsse BAtterie / DElacroix Guy-DEschamps Christophe)
Et tous ensemble, nous avons passé de longues heures à imaginer, improviser, tester sous l’écoute du Patron jusqu’à obtenir de nouvelles approches des morceaux.
Début juillet, les orchestrations prêtes, le nouvel album : « EN ATTENDANT COUSTEAU » terminé, le concert du 14 juillet à La Défense annoncé…… la Grande Aventure pouvait commencer!…..

—-RIDEAU—-

ACTE II

img015 [Miniature WP]Un concert à Paris, le 14 juillet avec JM JARRE, n’est pas un petit évènement car :
Paris est une grande ville
Le 14 juillet une grande date
Jarre un grand nom
J’ai donc rendez vous ce lundi 3 juillet au CNIT de LA DEFENSE, aux bureaux de la Production avec JMJ et les autres musiciens.
La prod, à quelques jours du concert, ça téléphone, ça telex, ça telefax, ça télévisionne, telle est l’ambiance !…
Je rencontre PATRICK PELAMOURGUES qui est, aux concerts de JMJ, ce que la goupille est à l’axe de roue : terriblement efficace mais très discret….
Prés de lui se tient bien campé sur ses deux jambes (sur quoi voulez vous qu’il campe à cette heure et en ce lieu?… Franchement !!!), mon copain SYLVAIN DURAND.
Quel personnage ce Sylvain ! Sous l’allure d’un personnage de Saint ANTONIO (Bérurier) à barbe rousse se dissimule un des plus sensibles clavier qu’il m’ait été donné de côtoyer.
Capable de reproduire en temps réel les folles séquences nées des plus sophistiquées machines, mais jurant par toutes les marques de bières (dont il est expert) que tout cela n’est rien en comparaison de mes démos Roland ! (quel vil flatteur!….)
Puis arrive le gentleman Dela… basse qu’une ancêtre de Basse Normandie quelque peu dévote a depuis, rebaptisé DELACROIX GUY.
Auprès de lui marche Christophe Deschamps (magnétiques aurait dit Michel Geiss…), étrange batteur qui :
1- Ne porte pas de talonnettes comme celui…. pour une fois je ne citerai aucun nom ! (même pas celui de Cerrone. De toute façon cela n’a aucun rapport Cerrone n’étant pas batteur)
2- ne se promène pas avec une paire de baguettes à la main, comme signe distinctif (que devrait alors porter Brigitte LAHAIE…..)
3- discret, courtois, talentueux, plein d’humour et ne boit pas de bière

JMJ SYLVAIN DURAND et GUY DELACROIX [Miniature WP]On se salue, se congratule, se raconte les derniers potins du métier et nous nous taisons car le Boss vient d’arriver !
Chaussé de « Tennis » et portant sur un pantalon de jogging une de ses grandes vestes qu’il affectionne il nous fait l’accolade et nous annonce :
« La salle de répétition est prête, à nous de jouer! »

Guidé par Patrick Pelamourgues nous nous lançons dans un labyrinthe à vous dégoûter d’être né Minotaure !
Enfin nous débouchons dans un parking où derrière une grille cadenassée, une lourde porte (bruyante) en métal, nous découvrons le lieu dans lequel nous allons passer quelques jours et quelques nuits !
Le matériel est déjà installé et heureusement car la salle vide aurait été aussi engageante qu’une « SACRE SOIREE Speciale GUY BEART! »
Chacun dispose d’un set de synthés très « confortable »:
1 ATARI 1040STE
1 S1000 PB AKAI
1 D550 ROLAND
1 dispatch Midi LONEWOLF
puis, répartis selon affinités, AKS, ARP, MOOG, D70 ROLAND, etc….
Le « BAND » ne serait pas complet sans les deux personnages les plus énigmatiques, nés d’union étrange d’un ULM et de la Déesse de la Musique (qui, comme dirait Danièle Gilbert : »ne fait pas partie de la mythologie auvergnate… » mais je m’égare…)
Je voulais vous présenter ainsi :
MICHEL GEISS  : mon meilleur Ami et parrain de ma fille AURORE (vous vous souvenez ?….)
DOMINIQUE PERRIER (GONZO pour les intimes ) dont le flegme inimitable est certainement du au fait qu’il vit auprès d’une Anglaise (jolie au demeurant) et répondant au doux prénom de JANET…. Tout le monde se lève pour Janet, Janet…….(PUB)
Le lendemain le travail sérieux commençait.Il faut d’abord se familiariser avec l’équipement et choisir les patchs, tones et effets qui nous serviront pour le concert.
Depuis quelques mois j’ai pu « sampler » pour chaque titre la plupart des sonorités. Ce qui me vaut une librairie de 50 disquettes S550 ROLAND !!!!!! JMJ utilisant un S1000 AKAI sur scène il me faut maintenant faire le transfert de S550 vers S1000 !!!!
Aidé de conseils judicieux de Patrick Pelamourgues ceci se fit sans problème  !

FRANCIS C.DESCHAMPS,D.PERRIER,S.DURAND,M.GEISS,G.DELACROIX [Miniature WP]Vous ai-je parlé des…..’CUE »?
« NOOOOON » répondent les 2 lecteurs qui suivent…. eux…..
Le « CUE » est ce que la baguette est au chef d’orchestre mais indépendant pour chaque musicien. Il nous permet aussi bien de suivre un tempo, de mesurer l’espace entre chacune de nos interventions et d’entendre pendant 2 heures de concert la voix suave et réconfortante de SYLVAIN DURAND !!!!
Exemple de ce que l’on peur entendre dans les casques:
« Attention Francis contrechant…. CRACK ! SHUIIIIIIITTT ! CROUSHH ! 1.2.3.4 ! »
Vous l’avez remarqué, cette année la production ne nous ayant pas offert de compresseur /noise gate nous pouvions bénéficier en plus des « CUES » des différents :
- bruits de canettes de bière (ouverture)
- joyeuses éructations
- bruit d’une bouteille de « mirror » s »écrasant sur un Gong ; le jour ou notre percussioniste DINO faisait ses cuivres
- commentaires divers et variés du Sylvain sur le fait qu’il en avait marre de cette f……piste de « CUE »….

——-A SUIVRE———-

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Grâce à ma fille Ambre et « JP », nous étions au concert de Julien Clerc pour fêter l’anniversaire de ma petite femme, Michèle.
L’univers de ce chanteur français peut sembler bien éloigné du monde électronique qui est le mien depuis tant d’années et, cependant, il est en fait très lié à mon parcours musical. Je vais tout vous expliquer ici.

Quand j’étais élève du conservatoire de piano, j’avais une prof très intransigeante, Melle Brousse ! J’aimais beaucoup la musique classique mais pas du tout l’environnement, que je trouvais horriblement « coincé ». Ma prof avait, dans ses anciens élèves, un certain Marc Chantereau, percussionniste reconnu. Melle Brousse, aux idées bien « arrêtées », me disaient que, pour intégrer le monde de la variété, il fallait être percussionniste ! Sur mon insistance à vouloir découvrir le monde des studios d’enregistrements parisiens où se construisaient, à l’époque, les parcours de la variété française, elle contacta un certain JEAN SCHULTEISS, qui était percussionniste, pianiste des plus grands artistes du moment (Certains le connaissent pour son tube : confidences pour confidences). Il est aussi le papa d’un autre SCHULTEISS arrangeur de comédies musicales actuelles, entre autres !
C’est ainsi que je me suis retrouvé à suivre les pas de Jean Schulteiss. J’ai pu, grâce à lui, assister à des séances d’enregistrements dans les studios parisiens ou même me retrouver dans la fosse de cabarets parisiens où de jolies danseuses (quelque peu dévêtues) s’agitaient juste au dessus de mes yeux ébahis…
Mais mes plus beaux souvenirs furent des séances d’enregistrements dans le mythique studio CBE où BERNARD ESTARDY était à la console. Je me faisais tout petit, assis dans un coin du studio, pour écouter en avant première la réalisation des arrangements de Jean Claude PETIT pour Julien Clerc. Je me souviens combien j’étais émerveillé par le fait que Jean Claude PETIT arrivait avec un score d’orchestre ou il avait tout imaginé dans sa tête. Et tout se mettait en place par magie. Le piano Fender était doublé par un vibraphone, ou par je ne sais quel instrument bizarre ! Bernard Estardy oeuvrait sur une console qui me semblait énorme, je ne comprenais pas comment il pouvait maîtriser tout ces curseurs. Petit à petit j’ai appris les termes compression, dolby, phase, et bien d’autres…. Les prises séparées semblaient incohérentes mais quand venait la réalisation finale tout se mettait en place et ce son que je trouvais étrange prenait toute sa dimension dans l’orchestration finale !
Sans la gentillesse de JEAN SCHULTEISS, à traîner derrière lui ce jeune élève admiratif en silence, qu’il supportait prés de lui, je n’aurais certainement pas appris tant de choses.
J’ai pu ainsi découvrir avant tout le monde, et même parfois le chanteur lui-même, les orchestrations qui allaient faire des compositions de l’artiste les tubes que l’on entend encore aujourd’hui.
Tout cela était avant que je rencontre cet étonnant musicien lyonnais grâce à mon Ami de toujours Michel Geiss….
Des années plus tard, se retrouver dans une salle et entendre d’autres arrangements sur des mélodies qui ont marqué ma mémoire était très troublant !
Et puis j’aime bien ce chanteur, dont nous partageons le même signe astrologique !

Il y a quelques années, nous travaillions au même endroit pour les répétitions de tournées respectives. Je n’ai jamais osé l’approcher et lui parler de tout cela….
Pour en revenir à cette soirée, j’ai aimé la simplicité de l’artiste, la sobriété de la mise en scène et l’orchestration symphonique.
Et puis, moi qui suis très sensible à la ligne mélodique d’un titre, je dois reconnaître que Julien Clerc est un de nos grands mélodistes français…
Sa carrière est aussi lié à ce diable d’homme qu’était le parolier poète ETIENNE RODA GIL.
Tout ceci pour vous dire que la musique doit se nourrir de sources diverses et que s’émouvoir d’une belle chanson, qu’elle soit française ou étrangère, n’est pas incompatible avec un parcours musical différent….

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